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 Quel est le sens profond et véritable de la philosophie ?

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MessageSujet: Quel est le sens profond et véritable de la philosophie ?   Jeu 11 Oct - 17:19

Je partage avec vous mes pensées sur cette question, pensée que j'ai tracé en cours pendant qu'un professeur incompétent blablatait Wink

Si l’on pense la philosophie comme une réflexion avant tout, elle doit être de même nature que celle-ci. Et donc une bonne philosophie est une bonne réflexion. Or qu’est-ce qu’une véritable réflexion, si ce n’en est une qui ne souffre d’aucune contradiction et qui vaut pour tous. Ainsi donc une véritable philosophie ne peut-être une opinion, ni une croyance, mais une réflexion axée sur la raison, le rationnel. Ce n’est qu’ainsi que peut jaillir la vérité dans sa forme pure et universelle, et plus que tout, entière et non dans une fragmentation impropre. Dès lors les philosophes ne peuvent plus être considérés comme des jouteurs dans une arène qui s’affrontent et se confrontent, ils devraient tous tendre vers la même tension. Comment la vérité pourrait-elle être multiple ? Bien sûr, nombreux sont ceux qui pensent que la vérité n’existe pas et n’est que subjective. A cela je réponds que comme pour tout, la réponse ne peut être aussi catégorique et tranchée, mais ne peut se faire que dans la nuance. L’idée de vérité une fois nuancée nous donne ceci : la perception de la vérité factuelle de tous évènements et phénomènes est nécessairement subjective. Pourtant les faits en eux-mêmes sont ce qu’ils sont et rien de plus ni de moins. Il y a donc une réalité véritable des faits, des évènements et même des phénomènes puisqu’un observateur suffisamment capable pourrait dire objectivement ce qui s’est passé objectivement dans notre esprit subjectif face à telle ou telle réalité. Ainsi pour nous il peut-être vrai qu’il n’y ait pas à notre portée de vérité objective, existant en elle-même et ne souffrant d’aucun doute. Tout du moins sommes-nous peut-être incapable de nous en saisir, mais ce qui nous échappe n’a pas pour propriété nécessaire de ne pas être.
Revenons à la philosophie, dans la même nuance il est extrêmement difficile sans doute que de tenter d’accéder à la vérité pure, et chacun dans sa tentative croit créer un peu de cette vérité pure y allant de sa bonne volonté et de sa raison à plus ou moins hautes doses. Seulement tous n’admettent pas qu’ils ne savent rien et qu’ils n’ont pas pour vocation de défendre un savoir dûment créé par eux, mais seulement de rechercher la trace de la vérité pure afin de la trouver et de l’amener à tous, mais non pas de la créer.
Et si toute pensée au sens de réflexion est peut-être nécessairement humaine, ce qui doit être trouvé par l’homme doit lui survivre et ne pas s’appliquer qu’à lui tant qu’il est et vit. Bien sûr il est dans son intérêt de rechercher en priorité la vérité à son sujet, d’autant plus qu’elle est la seule qui doit leur être potentiellement accessible, puisqu’il est en l’état actuel impossible pour nous de faire l’expérience parfaite d’une autre forme de vie.

J’ose alors espérer que nôtre tâche est finie sans pour autant prétendre qu’il nous soit donné d’y accéder, sans doute pour nous seul l’infini de la vérité nous apparaîtra. Et si infini est l’univers, peut-être infinie la vérité est-elle aussi.

Qu’est alors pour nous la condition première de la pensée ? L’acceptation du doute et même de l’ignorance. Si moi je ne sais rien, il ne me reste donc que des principes des plus basiques pour tenter de chercher la vérité. Mais la simplicité de ses idées leur confère leur pureté et leur possibilité de recherche d’une vérité pure car ils ne la souilleront pas.

Quels sont-ils ses principes ? L’un d’entre eux est assurément que le bien est le seul bien pour l’homme, et en général. Autrement dit que la seule chose qui importe est la recherche du bien. Du bien ici il n’est question que de son essence rationnelle, le bien, ce qui ne nuit pas, ce qui permet de vivre sans nuisance. Il est clair qu’il est pour nous de part notre condition d’être vivant qu’il est impossible sans doute d’écarter toute nuisance simplement parce qu’il en existe qui sont externes à nous et sur lesquelles nos moyens d’action sont soit limités, soit inexistants. Ainsi le corps meure, cette vérité personne ne peut la réfuter, qu’elle que soit la croyance et la vérité de l’âme au même instant, il est indéniable que le corps meure, ce corps qui pour cette vie nous a hébergé. Même si l’on en retrouve un différent par la suite, celui-ci n’est en rien éternel.
Le bien qui nous importe le plus et duquel il nous faut le plus nous soucier est donc celui que nous sommes à même de produire par nous-mêmes, et comme c’est un bien, nécessairement, pour nous-mêmes.
Le problème auquel nous nous heurtons en pensant ainsi est de savoir si le bien à considérer, est le nôtre ? celui de nos semblables avec nous ?ou celui du vivant en général ? Ne soyons là pas orgueilleux, si le premier nous est accessible, et le second aussi, les deux allant par ailleurs nécessairement de paire pour presque tous, le dernier est inaccessible tant que nous sommes et demeurons en nous, vivants. Il n’est possible de trouver comme bien pour une forme de vivant que le sien, car il est en lui et peut faire sa propre expérience. Or pour pouvoir faire le bien de tout ce qui vit, il faudrait faire l’expérience simultané de tout vivant, ce qui est, pour nous et les autres vivants terrestres en notre connaissance tout du moins, impossible pour l’heure.
Il est toutefois souhaitable pour nous d’offrir le bien au vivant que nous côtoyons dans la mesure du possible afin de ne pas rendre impur le nôtre. Car il est une évidence qui s’impose à nous, nuire à autrui est une manière indirecte de se nuire à soi-même. Car autrui pourra toujours potentiellement nous apporter un bien et lui nuire est une manière de se priver de quelques biens potentiels de sa part. Il est ainsi aisé de prolonger la recherche du bien personnel par celle du bien de tous, le second étant inévitablement inclus dans le premier.

Quels sont donc les principes véritables de la vie pensante ? La recherche de la vérité qui permet de discerner le bien du nuisible, elle abouti donc à la recherche du bien pour soi, dont découle le bien pour tous et en particulier autrui. Voyez comme le sens de la philosophie devient simple ainsi exposé.
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max51

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Messages : 54
Date d'inscription : 01/09/2012
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Localisation : Reims

MessageSujet: Re: Quel est le sens profond et véritable de la philosophie ?   Jeu 11 Oct - 23:21

Ta réponse est trop longue pour moi !
Aussi vais-je en formuler une moi-même afin de voir par la suite si nos accords se rencontrent !
J'ai bien sur tout lu mais je ne peux pas répondre à toutes tes questions ! je vais donc t'en poser :p

En attendant sache que te lire est un véritable plaisir et que ca fait plaisir de voir quelqu'un réellement investis dans ce forum (non pas que tu sois le seul :p)


je vous emmerde et je rentre à ma maison !
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